
René Maran, écrivain de seuil
Premier Prix Goncourt obtenu en 1921, René Maran reste méconnu. Pourtant, Batouala précède la Négritude et invente une écriture où la décolonisation commence dans la phrase. Retour sur une œuvre de seuil.

Premier Prix Goncourt obtenu en 1921, René Maran reste méconnu. Pourtant, Batouala précède la Négritude et invente une écriture où la décolonisation commence dans la phrase. Retour sur une œuvre de seuil.

Un titre qui frappe : Gouverneurs de la rosée. Non pas gouvernés, mais gouverneurs et au pluriel. Roumain place ainsi d’emblée les paysans haïtiens en position de maîtrise, de dignité, de pouvoir sur leur destin.
Les rendez-vous du Jardin de minuit ouvrent le chemin vers le SILEK 2026
Après le triomphe du documentaire RENE MARAN, LE PREMIER GONCOURT NOIR à notre Kreyol International Film Festival (KIFF), édition 3 (Prix du meilleur documentaire), nous prolongeons cette rencontre essentielle en ouvrant notre club de lecture avec ce livre qui lui valut le Prix Goncourt..
Le Jardin de minuit commencera avec l’œuvre qui bouleversa la France de 1921 : BATOUALA de René Maran.
Dans les sociétés créoles, la Parole de nuit porte les récits fondateurs, les questionnements interdits, les transmissions essentielles. C’est à cette heure suspendue, entre chien et loup, que les voix se libèrent et que les textes oraux se révèlent.
Le Jardin de minuit réactive cette tradition : un cercle où l’on lit ensemble, où chaque voix compte, où les œuvres du monde dialoguent avec notre présent. Le Jardin de minuit commencera avec l’œuvre qui bouleversa la France de 1921 : BATOUALA de René Maran.
Durant ces rencontres mensuelles qui débuteront le 15 novembre 2025, nous cheminerons de Maran à nos contemporains jusqu’au SILEK (Salon International du Livre de l’Espace Kréyolophone) qui aura lieu Paris du 22 au 24 mai 2026.
Dès son sous-titre, René Maran annonçait la rupture. Premier écrivain noir à recevoir le Prix Goncourt, il offrait non pas une vision exotique de l’Afrique, mais le regard lucide d’un administrateur colonial devenu dénonciateur du système qu’il servait.
Sa préface est un brûlot : « Ils ont tué dans l’œuf des populations douces et tranquilles… Tu bâtis ton royaume sur des cadavres. »
Un siècle plus tard, alors que les questions coloniales et leurs héritages traversent nos débats, relire Batouala ensemble prend un sens urgent.
Au programme :
Lieu
15 novembre 2025
14h > 16h00
Maison des Associations (MVAC13) 11 rue Caillaux, 75013 Paris
Kreyollywood — Le Jardin de minuit — En route vers SILEK 2026
Le site et, sauf exception, toutes les images sont créés par Alexia de Saint John’s. © Tous droits réservés.